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Pourquoi choisir un photographe de mariage en argentique ?

14 avr.
7 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 août

Vous aimez probablement déjà son rendu. Voici ce que vous choisissez vraiment avec lui.



J’ai appris la photographie sur pellicule.


Il y avait l'appareil Rollei manuel de mon père, qu’il m’a appris à utiliser, l’Olympus Mju avec lequel ma mère photographiait notre quotidien, et toutes ces photos de famille que l’on gardait sans savoir, au moment où elles étaient prises, lesquelles deviendraient importantes.


Aujourd’hui, il existe des appareils numériques extraordinaires. J’en utilise moi-même, et mon regard ne change pas lorsque je passe de l’un à l’autre. Je regarde toujours les mêmes choses : les gens, les gestes, une lumière, ce qui se passe dans un coin de la pièce pendant que tout le monde regarde ailleurs.


Alors pourquoi continuer à mettre des pellicules dans mes appareils ?

La première réponse est très simple.


Parce que j’aime profondément ce que je vois.


Qu’est-ce que la photographie de mariage argentique ?


La photographie argentique enregistre l’image sur une pellicule photosensible placée dans l’appareil, plutôt que sur un capteur numérique. Une fois exposée, la pellicule est développée en laboratoire puis généralement scannée afin de pouvoir découvrir, imprimer et partager facilement les photographies, mais elle pourrait tout à fait être tirée sur papier en chambre noire.


Mais derrière cette différence technique se cachent surtout un rendu, une matière et une façon de photographier qui lui sont propres.


D’abord, il faut aimer le rendu de l’argentique


Avant de parler de procédé, de nostalgie ou même de ma façon de photographier, regardez simplement les images.



Les couleurs. Les peaux. La lumière. Le mouvement. Le grain.


Une pellicule possède une matière qui lui appartient et une manière bien à elle de répondre à ce qu’on lui donne. Certaines lumières deviennent particulièrement belles. Un mouvement laisse parfois juste ce qu’il faut derrière lui. Les couleurs ont leur propre profondeur. Et selon la pellicule que je choisis, cette réponse sera encore différente.


Je n’aime pas l’argentique parce qu’il serait « imparfait », plus « vrai » ou automatiquement plus émouvant.

Je l’aime parce que j’aime son esthétique.


Et je pense que c’est aussi simple que cela pour choisir l’argentique pour son mariage : il faut avoir envie que ses propres souvenirs existent avec cette matière-là.


Une pellicule n’est pas un filtre



C’est probablement l’une des choses que j’aime le plus dans ce médium. Le rendu argentique n’est pas une esthétique ajoutée à la photographie une fois qu’elle existe. Le support participe à la création de l’image.


Avant même de photographier, je choisis une pellicule pour sa sensibilité, ses couleurs, son grain et la manière dont je sais qu’elle va réagir à la lumière. Puis quelque chose d’assez extraordinaire se produit. Lorsque je déclenche, la lumière entre dans l’appareil et vient impressionner directement la pellicule. Autrement dit, la lumière qui était réellement présente à cet instant laisse physiquement une trace sur un petit morceau de matière.


Ce négatif était là, dans mon appareil, avec nous.

Il a reçu la même lumière que celle dans laquelle nous nous trouvions.


Aujourd’hui, après le développement, nous le scannons pour pouvoir découvrir rapidement les photographies, les intégrer à une galerie, les imprimer et les partager facilement. Autrefois, ce même négatif pouvait servir directement à réaliser un tirage photographique en faisant à nouveau passer la lumière à travers lui.


Le processus a évolué, mais j’aime croire qu’il nous reste un peu de cette histoire-là.

Avant d’être un fichier, la photographie a réellement été un objet.

Et son original existe toujours.


Ce que la pellicule a changé dans ma façon de photographier


Une pellicule 35 mm de 36 poses contient, comme son nom l’indique, trente-six photographies. Trente-six. Quand j’ai appris la photographie, chaque déclenchement prenait donc naturellement un peu plus de valeur. Pas au sens où il fallait attendre une scène extraordinaire pour photographier, ce serait d’ailleurs assez contraire à tout ce que j’aime aujourd’hui.


Mais on apprend à regarder avant.

À se concentrer.

À attendre parfois une seconde de plus parce qu’on sent qu’un geste va arriver.

À remarquer deux personnes qui se cherchent du regard.

À aller vers un groupe parce que quelque chose est en train de s’y passer.

À chasser les petits instants.


Cela ne signifie pas photographier lentement ou laisser passer des choses. Un mariage ne vous en laisserait de toute façon pas toujours le temps. C’est plutôt une forme de concentration. Et surtout, une fois la photographie prise, il n’y a rien à vérifier.

Pas d’écran.

On reste là.

Avec les gens.

Je crois que c’est l’un des plus beaux cadeaux que l’argentique ait faits à ma façon de photographier.

Avec les années, cette manière de regarder est simplement devenue la mienne.


Photographe de mariage argentique france provence luberon

Argentique et numérique : deux médiums, un même regard



C’est important pour moi : je ne deviens pas une autre photographe parce que j’ai un appareil argentique entre les mains. Si votre grand-mère vous regarde d’une certaine façon et que j’ai mon numérique, je prends la photographie. Si vos amis font quelque chose à l’autre bout de la pièce, j’y vais. Si une lumière me donne envie de construire une image avec vous, l’intention sera la même quel que soit l’appareil.


Je n’ai pas un regard argentique et un regard numérique.

J’ai un regard qui s’est en partie construit grâce à la pellicule.


C’est pour cela que je préfère parler de complémentarité plutôt que d’opposition entre les deux. Aujourd’hui, je photographie les mariages en mêlant argentique et numérique, chacun ayant sa place dans le reportage. Le numérique possède une souplesse formidable et me permet notamment de vous faire découvrir quelques premières photographies rapidement après votre mariage. L’argentique m’apporte cette matière particulière que j’aime tant.


Mais je ne passe pas ma journée avec une règle du type « les portraits sur pellicule, le reste en numérique ».

Parfois, je vois quelque chose et je sais simplement que je le veux sur pellicule.

Une lumière. Une couleur. Un mouvement. Une scène.

C’est instinctif, mais c’est aussi une décision photographique.


Les deux supports ne racontent donc pas deux mariages différents.

Ils servent le même regard avec deux matières différentes.


Pourquoi photographier un mariage entièrement sur pellicule ?


Là, le choix devient différent. Pas parce que ma façon de regarder change. Parce que l’argentique devient un parti pris artistique pour l’ensemble du reportage. Les préparatifs, votre cérémonie, les portraits, vos familles, le cocktail, le dîner, la soirée. Les choses que vous aurez préparées pendant des mois et celles qui ne dureront que trois secondes. Tout aura été enregistré dans cette même matière.



C’est ce que j’aime dans un mariage entièrement photographié sur pellicule : cette cohérence.

Il ne s’agit plus d’ajouter quelques « photos argentiques » à une galerie.

La pellicule devient son langage esthétique.

Ce n’est pas une façon de faire ressembler artificiellement votre mariage à une autre époque, c’est un choix fait aujourd’hui sur la manière dont vous voulez vous en souvenir.


36 photos par pellicule : est-ce suffisant pour photographier un mariage ?


C’est probablement une question que je me poserais aussi si j’étais à votre place. Oui, une pellicule possède un nombre fini de photographies. Photographier un mariage entièrement en argentique demande donc de l’expérience, plusieurs appareils et suffisamment de films pour pouvoir raconter une journée dans son ensemble.


Mais cela ne signifie pas que je réserve mes déclenchements aux moments que l’on considère traditionnellement comme « importants ». Au contraire.


Je veux prêter attention à votre mère quelques minutes avant la cérémonie. Votre ami qui rit à une table. Les enfants qui se sont inventé une autre journée dans a vôtre. Une main posée sur une épaule. Quelqu’un qui vous regarde lorsque vous ne le voyez pas.


Parce que je crois que nous avons presque tous fait cette expérience avec nos propres photographies de famille. Les images qui prennent de la valeur avec le temps ne sont pas toujours celles que l’on aurait désignées comme importantes au moment où elles ont été prises.


La pellicule est limitée.

Mon attention, elle, ne l’est pas.



Le négatif : l’objet derrière la photographie


J’ai toujours gardé beaucoup de choses. Des lettres. Des billets d’avion. Des cartes d’hôtel. Des bijoux. Des petits objets ramenés d’un voyage. Parfois même un caillou ramassé quelque part.

Pas nécessairement parce qu’ils ont de la valeur, parce qu’ils ont une histoire.

Je crois que mon attachement aux négatifs vient du même endroit. Après votre mariage, je vous remets les vôtres. Vous aurez évidemment toutes vos photographies dans votre galerie : vous pourrez les télécharger, les imprimer et les envoyer à votre famille. Mais quelque part, vous aurez aussi cette petite bande de pellicule.


L’original physique de vos photographies.


Celle qui se trouvait dans mon appareil lorsque cette lumière est entrée. Lorsque quelqu’un a ri. Lorsque vous vous êtes regardés. Vous pourrez la ranger dans une boîte avec les autres choses de votre vie.


Peut-être l’oublier.

Peut-être la retrouver dans vingt ans.

Et je trouve assez beau de penser qu’elle aura réellement été là avec nous.


Alors, pourquoi choisir l’argentique pour son mariage ?



Pas parce qu’il serait meilleur que le numérique, et pas simplement parce que la pellicule est revenue sur le devant de la scène.


Commencez par les photographies.


Regardez les couleurs, les peaux, le grain, le mouvement. La pellicule en plein soleil, à l’intérieur, pendant une cérémonie ou sur une piste de danse.

Est-ce que vous aimez ce que vous voyez ?

Est-ce que vous avez envie que vos propres souvenirs existent avec cette matière ?


Puis choisissez un photographe dont le regard vous touche. Si vous aimez la complémentarité des deux médiums, l’argentique et le numérique peuvent naturellement vivre ensemble dans un même reportage.

Et si vous aimez suffisamment la matière de la pellicule pour vouloir qu’elle traverse toute votre journée, alors photographier votre mariage entièrement sur film devient autre chose : un véritable choix esthétique et artistique.


Dans les deux cas, je regarderai les mêmes choses : les personnes que vous aimez, ce que vous avez préparé, ce qui se passe autour, et probablement quelques choses dont vous ne connaissez pas encore l’importance.


Ce qui change, c’est la matière avec laquelle nous choisirons de les garder.


Photographe de mariage argentique en France et en Europe


Je photographie les mariages en argentique et en numérique, avec une approche documentaire et une attention particulière aux personnes, aux gestes et à tout ce qui se passe autour de vous. Je propose également des reportages de mariage entièrement réalisés sur pellicule, pour ceux qui souhaitent faire de l’argentique le langage esthétique de toute leur journée.


Je photographie des mariages partout en France et en Europe, en français, anglais et espagnol.


Si vous êtes sensible à cette approche, vous pouvez découvrir mon travail ou me contacter pour en discuter.

Sans pression. Simplement pour voir si cela résonne.


 
 
 

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