À propos
Quelques mots sur moi


Je m’appelle Caroline.
Je photographie depuis mes quinze ans, mais je crois que mon histoire avec les images a commencé bien avant ça.
Il y avait le Rollei manuel de mon père, qu'il m'a appris à utiliser, l’Olympus Mju avec lequel ma mère photographiait notre quotidien, et puis toutes ces images de famille que l’on garde sans forcément savoir, au moment où elles sont prises, lesquelles deviendront importantes.
J’ai toujours gardé beaucoup de choses, d’ailleurs. Des lettres, des billets d’avion, des cartes d’hôtel, des petits objets ramenés d’un voyage, parfois même un coquillage ramassé quelque part.
Je crois que je photographie un peu pour la même raison. Parce qu’avec le temps, une photographie devient autre chose qu’une belle image. Elle permet de retrouver une personne, un geste, une pièce, une lumière. La façon dont quelqu’un vous regardait. Ce qui était posé sur la table. Ceux qui étaient là. Et parfois des choses auxquelles personne n’avait pensé à prêter attention.
C’est probablement pour ça que, lorsque je photographie un mariage, je regarde beaucoup autour de vous.
Je regarde évidemment les grandes choses, mais aussi vos familles, vos amis, ce qui se passe dans un coin de la pièce pendant que tout le monde regarde ailleurs, les objets que vous avez choisis, les gestes familiers et tout ce qui raconte quelque chose de vous sans avoir été pensé pour une photographie.
J’ai grandi entre des familles française, mexicaine et espagnole. Avec plusieurs langues autour d’une même table, des habitudes différentes et des façons parfois très différentes de montrer son affection. Cela m’a appris assez tôt à observer les gens et à comprendre que beaucoup de choses importantes pas forcément dites.
Aujourd’hui, je vis dans les Alpes françaises et je photographie des mariages en France et ailleurs, en français, en anglais et en espagnol.
Je travaille principalement sur pellicule, accompagnée du numérique lorsque celui-ci a sa place. Je photographie beaucoup en observant et peu en interrompant. Et lorsque j’interviens, c’est parce qu’un peu de direction peut vous aider à oublier l’appareil ou parce que je vois la possibilité de créer, avec vous, une image particulière.
Je ne veux pas décider à l’avance de ce dont vous aurez envie de vous souvenir.
Je veux apprendre à vous connaître suffisamment pour savoir où regarder.

Mon travail a été publié par The Anti-Bride, PhotoVogue et exposé à Paris, Édimbourg, Tokyo et New York.
Mais ce que j’espère surtout, lorsque vous regarderez vos photographies dans quelques années, c’est que vous y reconnaîtrez votre monde.
